Saint-Benoît est une commune française située dans le département et la région de la Réunion.
Ses habitants sont appelés les Bénédictins.
Géographie
Saint-Benoît se situe à environ 40 kilomètres au sud-est de Saint-Denis, le chef-lieu. C'est la seconde plus grande commune de la Réunion par sa superficie et elle s'étend du battant des lames au sommet des montagnes.
Son territoire communal est délimité par la Rivière des Roches au nord, l'océan Indien à l'est, la Rivière de l'Est au sud. Ceux de Bras-Panon, de Cilaos, de L'Entre-Deux, de La Plaine-des-Palmistes, de Sainte-Rose, de Salazie et du Tampon lui sont limitrophes.
Il est traversé d'ouest en est par la Rivière des Marsouins, dont le versant nord est couvert par la forêt de Villeneuve et la forêt du Piton Papangue. Au sud de la rivière se trouve la forêt du Cratère.
Histoire
L’histoire de Saint-Benoît commence dans la première moitié du XVIIIe siècle, lorsque les colons de Bourbon, à l’étroit entre Saint-Paul et Saint-Denis cherchent de nouvelles terres pour la culture du café.
Les premières concessions furent attribuées entre 1720 et 1730. Les concessionnaires devaient s'engager à « cultiver le vrai café Moka » et à payer chaque année à la Compagnie « 200 livres de riz blanc et 24 poules ».
C'est également à cette époque que la zone fut érigée au rang de paroisse par les autorités ecclésiastiques et le gouverneur général. Elle tire son nom de celui de ce dernier, Pierre Benoît Dumas.
La commune en elle-même a été créée le 8 septembre 1733. Gratifiée d’un climat ensoleillé et fréquemment arrosé, elle devient vite un paradis pour les cultures les plus diverses : c’est là que Joseph Hubert acclimate les épices rapportées par Pierre Poivre, que prospèrent le manguier d’Inde, le litchi de Chine et plus tard la vanille du Mexique.
Le 25 août 1809, la garde nationale de la commune parvient à repousser les Britanniques débarqués le 16 août à Sainte-Rose.
Le 11 février 1882, une ligne de chemin de fer liant la ville à Saint-Denis est livrée. La même année, Bras-Panon se sépare de Saint-Benoît pour devenir une commune à part entière.
Administration
Né le 6 juin 1947 dans la commune, Jean-Claude Fruteau a été maire de Saint-Benoît de 1983 à juin 1999. Philippe Leconstant lui a succédé jusqu'en mars 2001, date à laquelle Bertho Audifax a été élu.
Infrastructures
On trouve sur le territoire communal trois collèges publics :
Le collège Bassin bleu, ouvert à Sainte-Anne en 1991.
Le collège Amiral Bouvet, situé en Zone d'éducation prioritaire.
Le collège Hubert Delisle, qui comptait 1 180 élèves à la rentrée 2005.
On y trouve par ailleurs quatre lycées publics :
Le lycée d'enseignement général et technologique Amiral Bouvet, qui comptait 1 160 élèves à la rentrée 2005.
Le lycée d'enseignement général et technologique de Bras Fusil, qui comptait 910 élèves à la rentrée 2005.
Le lycée professionnel Patu de Rosemont, qui comptait 1 236 élèves à la rentrée 2005.
Le lycée d'enseignement général et technologique de Saint-Anne.
Depuis 2004, la commune accueille une antenne de l'École supérieure d'informatique (Supinfo). 140 étudiants y sont scolarisés en 2005-2006.
Personnages célèbres
Les personnages suivants sont nés à Saint-Benoît :
Joseph Hubert (1747-1825), scientifique.
Louis-Henri Hubert Delisle (1811-1891), homme politique.
Evariste Berg (1834-?), officier français, il a notamment participé à la bataille de Camerone.
Auguste Brunet (1878-1957), homme politique qui fut notamment député.
Alexis de Villeneuve (1906-1946), maire de la commune mort assassiné.
Granmoun Lélé (1930-2004), musicien de maloya.
Daniel Honoré (1939), écrivain.
Jean-Claude Fruteau (1947), maire de la commune, député européen de 1999 à 2007 et Député de la 5ème circonscription de La Réunion depuis juin 2007.
Laurent Robert (1975), footballeur international.
Monuments et lieux touristiques
L’Église de Sainte-Anne : le monument, de style baroque, très inspirée des cathédrales européennes avec ses moulures, fleurs, statues et gargouilles en ciment. Elle a été édifiée entre 1921 et 1946, c’est l’œuvre du curé de la paroisse, le père Daubenberger : il mobilisa les enfants du cathéchisme pour sculpter, au couteau, ces décors sur des plaques de ciment. Ce bâtiment a servi de cadre à la scène du mariage de La Sirène du Mississippi de François Truffaut.
Le Grand Étang, le plus grand plan d'eau de la Réunion.
La vallée de Takamaka
Jumelage
Quatre Bornes (Maurice)

Source : http://fr.wikipedia.org
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